Agent Skills : doter Claude de compétences spécialisées sur commande
📚 Navigation de la série : L'article précédent 25 Système de mémoire traitait de la « mémorisation passive de faits » — inscrire les préférences et les conventions du projet dans
CLAUDE.mdpour éviter que Claude ne les demande à chaque fois. Cet article change de perspective pour aborder la « formalisation active des capacités » : regrouper un enchaînement d'étapes dans les Agent Skills pour permettre à Claude d'activer la compétence correspondante de lui-même au moment opportun.
« Un skill n'est-il pas simplement une commande slash rebaptisée ? Si je saisis /deploy, il lance le déploiement. Quelle est la différence avec l'ancien .claude/commands/deploy.md ? »
« La différence est majeure. Une commande slash nécessite votre intervention active pour se lancer ; pour un skill, vous n'avez pas besoin de l'appeler — Claude détecte si la tâche correspond et l'active de lui-même. De plus, il n'occupe en temps normal que la place d'une seule phrase, ne dévoilant son contenu complet qu'au moment d'être utilisé. »
« ... L'activer de lui-même ? Mais cela va être le désordre, comment savoir quand il va se déclencher ? »
C'est un malentendu classique. C'est exactement ce que je me suis dit en commençant — j'ai placé ma commande commit.md existante dans .claude/skills/ 里,跑起来跟以前一模一样,我还纳闷「这不就换了个文件夹吗」。后来才反应过来,问题就卡在:把 Skill 当成 slash 命令的马甲。其实官方早就把自定义命令并进了 Skills 体系——你那些 .claude/commands/ 文件照样能用,但 Skill 多了三样东西:能带配套文件、能由 Claude 按需自动触发、平时几乎不占上下文。
Citation officielle : « Les commandes personnalisées ont été fusionnées avec les skills. Un fichier sous
.claude/commands/deploy.mdet un skill sous.claude/skills/deploy/SKILL.mdcréent tous deux/deployet fonctionnent de la même manière. »
Dans cet article, je vous explique en detail ce qu'est un skill, comment il se déclenche de lui-même sans saturer le contexte, d'où il provient et comment l'activer.
Après avoir lu cet article, vous saurez :
- Ce qu'est précisément un skill — comment un fichier
SKILL.mdet ses ressources associées constituent une compétence opérationnelle pour Claude. - Son mode de chargement à la demande (divulgation progressive) : pourquoi il n'occupe qu'une ligne en veille et se déploie uniquement à l'usage, révélant le secret de l'économie du contexte.
- Les différences de positionnement entre un skill, une commande slash et un subagent, résumées dans un tableau (la grille de décision complète faisant l'objet du chapitre 30).
- La provenance des skills (intégrés, fournis par un plugin ou écrits par vos soins) et la portée de leur utilisation selon leur répertoire de stockage.
- Comment les déclencher (par correspondance automatique de description, sans avoir à retenir de commandes de tête) et comment lister les compétences disponibles.
01 Comprendre d'abord : qu'est-ce qu'un skill au juste ?
Pour commencer par la conclusion : un skill se résume à un fichier d'instructions nommé SKILL.md, éventuellement accompagné de fichiers complémentaires, le tout formant une compétence spécialisée fournie à Claude.
Analogie : les raccourcis sur votre téléphone. Si vous configurez un raccourci « Retour à la maison » sur votre iPhone — allumer les lumières, régler le thermostat, lancer de la musique —, vous n'avez plus besoin d'effectuer chaque action manuellement. Il vous suffit de lancer le raccourci pour que la séquence s'exécute automatiquement. Un skill remplit la même fonction : vous décrivez une séquence d'étapes (comme « synthétiser les modifications non validées et identifier les risques ») dans le fichier SKILL.md, et cet enchaînement devient une action que Claude peut appeler directement, vous évitant de ressaisir les étapes à chaque fois.
À quoi ressemble le fichier SKILL.md ? Il comprend deux parties, décrites précisément par la documentation officielle (dans cet exemple sous ~/.claude/skills/summarize-changes/SKILL.md, le nom du répertoire summarize-changes définissant le nom de la commande à appeler) :
---
description: 总结未提交的改动并标出风险。当用户问改了啥、想要提交信息、或让我审查 diff 时使用。
---
## 当前改动
!`git diff HEAD`
## 说明
把上面的改动用两三个要点概括,再列出你注意到的风险,比如缺失的错误处理、写死的值、需要更新的测试。如果 diff 是空的,就说没有未提交的改动。La section encadrée par les --- au début correspond au YAML frontmatter (métadonnées d'en-tête), qui indique à Claude le rôle de ce skill et les conditions de son déclenchement ; le corps du texte au format markdown contient les instructions que Claude doit suivre lors de son exécution.
Notez l'instruction !`git diff HEAD` au milieu — c'est un mécanisme intéressant de substitution de contexte dynamique : Claude Code exécute cette commande au préalable et remplace cette ligne par son résultat, de sorte que Claude reçoive le contenu du skill déjà complété. Claude ne reçoit pas l'ordre d'exécuter un diff, mais directement la synthèse de vos modifications réelles actuelles. C'est un pré-traitement, et non une action exécutée par Claude lui-même.
Un skill ne se limite pas au seul fichier SKILL.md, il s'agit d'un répertoire. La structure recommandée par le système est la suivante :
my-skill/
├── SKILL.md # 主说明(必需)
├── template.md # 让 Claude 填的模板
├── examples/
│ └── sample.md # 给它看的示例输出
└── scripts/
└── validate.sh # 它可以执行的脚本Seul le fichier SKILL.md est obligatoire, les autres éléments étant facultatifs. C'est en cela qu'un skill surpasse les anciennes commandes slash : il peut inclure des modèles, des exemples ou des scripts. Ces scripts peuvent être écrits dans n'importe quel langage, Claude s'occupant d'en orchestrer l'exécution pour accomplir les tâches lourdes.
Trois exemples concrets illustrant l'utilité des skills :
- À chaque fois que vous demandez à Claude de commit du code, vous devez lui répéter « lance d'abord les tests, puis rédige le message en français avec le préfixe feat » — en intégrant ces consignes dans un skill
commit, vous pouvez lancer tout le flux en une seule phrase. - L'équipe suit une convention de conception d'API stricte (nommage RESTful, format d'erreur standardisé, validation requise) — formalisée dans un skill
api-conventions, l'assistant l'appliquera automatiquement dès qu'il rédigera une API. - Vous souhaitez générer un graphique d'architecture visuel de votre base de code — le skill officiel
codebase-visualizerembarque un script Python permettant d'ouvrir un graphique interactif sous forme d'arbre dans votre navigateur après exécution.
💡 En résumé : Un skill associe un fichier
SKILL.md(qui décrit ses conditions d'activation et ses instructions) et des fichiers complémentaires facultatifs sous forme de package — vous le concevez une fois pour que Claude puisse l'appeler à tout moment, avec la possibilité d'y associer des modèles et des scripts.
02 Le principe clé : la divulgation progressive pour préserver le contexte
C'est le point essentiel à assimiler dans cet article. Comment se fait-il que l'on puisse définir de nombreux skills sans saturer la fenêtre de contexte ? La réponse tient dans le principe de divulgation progressive (progressive disclosure : le contenu est chargé à la demande, restant masqué lorsqu'il n'est pas nécessaire).
Revenons sur l'importance de ce principe. Comme nous l'avons vu au chapitre 19 sur la gestion du contexte, la fenêtre de contexte de Claude est limitée et chaque mot consomme des tokens et de l'espace de calcul. Si le contenu intégral de chaque skill était chargé au démarrage de la session, disposer d'une dizaine de skills saturerait rapidement la moitié de votre espace disponible.
Analogie : la carte du restaurant et les fiches recettes en cuisine. Lorsque vous vous installez à une table, le serveur vous présente une carte — chaque plat y est décrit en une ligne avec un nom et une brève explication, vous permettant de parcourir l'ensemble de l'offre au premier coup d'œil. Si vous commandez un plat, la fiche recette détaillée est consultée en cuisine par le chef pour sa préparation. Les recettes des plats non commandés restent rangées dans leur classeur, sans occuper d'espace sur votre table. Le fonctionnement des skills est similaire :
- En veille : Claude n'a accès qu'à l'instruction
descriptiond'une ligne de chaque skill (la ligne sur la carte). - À l'usage : Si votre demande correspond à la description d'un skill, le contenu d'instructions complet de ce dernier est injecté dans le contexte (la fiche recette est sortie).
La documentation officielle décrit clairement ce fonctionnement :
在常规会话中,skill 描述被加载到上下文中,以便 Claude 知道什么可用,但完整 skill 内容仅在调用时加载。
Vous pouvez donc sans crainte ajouter des consignes détaillées ou des listes de vérification dans le corps de vos skills — ils ne consomment pas de tokens en veille. C'est d'ailleurs pourquoi la documentation officielle conseille de formaliser vos flux récurrents sous forme de skills plutôt que de les inscrire dans CLAUDE.md : le fichier CLAUDE.md est conservé en permanence dans le contexte, alors que le corps du skill n'y pénètre qu'au moment de son déclenchement.

Ce schéma détaille les deux étapes de la divulgation progressive : à gauche, la session en veille — les trois skills n'occupent qu'une ligne de description dans le contexte, préservant l'espace de calcul ; à droite, si votre demande correspond à la description du deuxième skill, seul le contenu complet de ce dernier est injecté dans le contexte, les deux autres conservant leur format réduit d'une ligne. L'économie d'espace est évidente.
Il convient toutefois de prendre en compte un effet secondaire associé pour éviter les surprises : une fois le skill activé, ses instructions restent présentes dans le contexte pour toute la durée de la session — Claude ne les relit pas à chaque tour d'échange. Extrait de la documentation officielle :
当你或 Claude 调用一个 skill 时,呈现的
SKILL.md内容作为单个消息进入对话,并在会话的其余部分保持在那里。
Cela implique deux règles : premièrement, chaque ligne d'un skill actif consomme des tokens à chaque échange, évitez donc le verbiage inutile. La documentation recommande de limiter le fichier SKILL.md à 500 lignes, et de déporter les longs documents de référence dans des fichiers externes consultés à la demande. Deuxièmement, rédigez des directives générales permanentes plutôt que des actions uniques — le contenu restant présent, il doit servir de guide pour la suite de la tâche, et non d'étape éphémère comme « Étape 1 : faire X » qui perd sa pertinence après exécution.
C'est un piège que j'ai personnellement rencontré : après avoir écrit un skill, Claude le suivait correctement au début de la tâche, puis semblait « oublier les consignes » au fil de la discussion. Pensant à un échec de chargement, j'ai relancé Claude plusieurs fois pour le forcer à le relire. En consultant la documentation, j'ai compris : les instructions sont toujours présentes dans le contexte, mais le modèle a simplement choisi de s'orienter vers d'autres outils. La solution consiste à rendre la description et les instructions plus explicites pour orienter le modèle vers le skill, plutôt que de suspecter un problème technique de chargement.
💡 En résumé : Divulgation progressive = occupation d'une ligne de description en veille, chargement complet à l'usage, permettant de cumuler de nombreux skills sans saturer le contexte ; cependant, une fois chargé, le contenu reste présent, veillez donc à le rédiger sous forme de consignes permanentes concises.
03 Skill, commande slash et subagent : quelles différences ?
Cette section aborde le cœur du débat évoqué en introduction. On a souvent tendance à confondre ces trois outils, alors que leur positionnement est totalement distinct. Nous allons clarifier les différences principales ici, la grille de décision complète faisant l'objet du chapitre 30 ; l'objectif est pour l'instant de savoir les identifier.
Rappelons la définition des trois termes :
- Commande slash : une action précise déclenchée à votre initiative en saisissant
/xxx. - Skill : une compétence formalisée sous forme de package, que vous pouvez lancer manuellement ou que Claude peut déclencher de lui-même selon le contexte.
- Subagent (sous-agent) : un assistant s'exécutant dans un contexte indépendant. La session principale lui confie une tâche qu'il réalise dans son propre espace avant d'en restituer le résultat (détaillé au chapitre 23 sur les sous-agents).
Voici un élément clé pour écarter l'erreur d'interprétation citée en introduction : les commandes slash et les skills ne s'opposent pas, les commandes slash étant simplement un mode d'appel des skills. Le système officiel a intégré les commandes personnalisées dans les skills — si vous créez un skill commit, il est automatiquement invocable via la commande /commit. La différence ne tient pas à la syntaxe d'appel, mais aux modes de déclenchement et à la gestion du contexte :
| Dimension | Commande slash (historique .claude/commands/) | Skill | Subagent |
|---|---|---|---|
| Déclencheur | Uniquement vous (via /) | Vous et Claude (déclenchement automatique possible) | Session principale |
| Contexte d'exécution | Session en cours | Session en cours (par défaut) | Contexte indépendant |
| Consommation en veille | —— | Seulement la description d'une ligne | Aucune (lancé à la demande) |
| Fichiers associés | Non | Oui (modèles / scripts / exemples) | Selon sa configuration |
| Usage idéal | Actions fixes dont vous contrôlez le déclenchement | Compétence récurrente utilisable par Claude selon les besoins | Tâches lourdes ou spécifiques à isoler |
Ce tableau clarifie l'ambiguïté : l'assimilation des skills aux commandes slash ne correspond qu'à leur mode de déclenchement manuel, en omettant le fait qu'un même skill peut être activé de lui-même par Claude.
Ce déclenchement automatique ne risque-t-il pas de poser problème ? Non, car vous pouvez définir précisément les droits d'appel du skill. Le système propose deux options de configuration dans l'en-tête (frontmatter) :
disable-model-invocation: true: invocable uniquement par vous. Réservé aux actions ayant des effets de bord ou dont vous souhaitez contrôler le déclenchement (déploiement, commit, envoi de message sur Slack). Vous souhaitez éviter que Claude ne lance un déploiement de lui-même parce qu'il estime le code prêt.user-invocable: false: invocable uniquement par Claude. Destiné aux compétences de type « apport de connaissances de contexte » — par exemple, un skilllegacy-system-contextdétaillant le fonctionnement d'un composant historique, utile pour orienter Claude dans ses réponses, mais qui ne correspond pas à une commande utile pour vous.
Le comportement automatique est donc entièrement sous contrôle : pour empêcher les déclenchements involontaires, il suffit de configurer disable-model-invocation: true pour le restreindre à un appel manuel. C'est la solution adaptée pour le cas cité en introduction.
04 Provenance des skills : intégrés, fournis par un plugin ou écrits par vos soins
D'où proviennent les différents skills disponibles ? Il existe trois sources distinctes :
1. Les skills intégrés (bundled skills) : fournis d'office et permanents. Claude Code intègre nativement une série de skills, opérationnels sans installation. La documentation cite notamment /code-review (revue de code), /debug (débogage), /batch (traitement par lots), /loop (boucle d'exécution), /claude-api (référence d'API Claude), etc. S'y ajoutent trois outils complémentaires pour la validation en cours : /run (lancement et contrôle de l'application pour valider les modifications), /verify (compilation et validation de bon fonctionnement) et /run-skill-generator (configuration des deux précédents). Saisir / les affiche directement dans la liste des commandes.
Remarque : Les skills intégrés se distinguent des commandes système comme
/helpou/compact. Une commande système exécute une logique interne figée ; un skill intégré repose sur des instructions textuelles — fournissant des consignes détaillées que Claude interprète pour coordonner ses outils. Le mode d'appel reste identique, en saisissant/suivi de leur nom.
2. Les skills fournis par un plugin : importés avec l'extension. Comme nous l'avons vu au chapitre 24 sur les plugins, un plugin regroupe plusieurs composants d'extension. Les skills en font partie : si le plugin contient un répertoire skills/, ces compétences sont utilisables partout où le plugin est actif. Ils utilisent un espace de noms sous la forme nom-du-plugin:nom-du-skill (comme /my-plugin:review), évitant tout risque de conflit de nom avec vos propres créations.
3. Les skills écrits par vos soins : le cœur de la fonctionnalité. Si vous formalisez des listes de vérification, des consignes récurrentes ou des séquences complexes dans un fichier SKILL.md, vous créez vos propres compétences personnalisées. La documentation officielle propose un critère de choix simple :
当你不断将相同的说明、检查清单或多步骤程序粘贴到聊天中时,或者当 CLAUDE.md 的一部分已经演变成程序而不是事实时,创建一个 skill。
Cette consigne clarifie la distinction entre un skill et le fichier CLAUDE.md, complétant le chapitre précédent : le fichier CLAUDE.md contient les « faits » (les technologies du projet, ses conventions), tandis que le skill décrit les « processus » (les étapes d'une tâche). Si vous commencez à rédiger des étapes séquentielles (« Étape 1..., Étape 2... ») dans votre CLAUDE.md, cette section doit être extraite sous forme de skill.
Le tableau suivant vous guide pour faire le bon choix :
| Situation | ❌ À éviter | ✅ Solution : Skill |
|---|---|---|
| Répéter les mêmes consignes de validation à chaque commit | Saisir les étapes manuellement à chaque fois | Créer un skill commit invocable en une phrase |
| L'équipe utilise une convention d'API stricte | L'inscrire dans CLAUDE.md, occupant le contexte en permanence | Formaliser sous forme de skill, chargé uniquement à l'usage |
| Générer des rapports visuels récurrents | Décrire le type de graphique attendu à chaque fois | Créer un skill incluant le script de génération |
05 Emplacements de stockage, déclenchements et consultation
Cette dernière section aborde trois aspects pratiques : l'emplacement de stockage de vos compétences, leur mode d'activation et la façon de consulter la liste des compétences disponibles.
L'emplacement de stockage détermine la portée du skill
Voici la table des répertoires de stockage ; sélectionnez le bon emplacement pour garantir l'accès au skill :
| Portée | Répertoire de stockage | Utilisateurs |
|---|---|---|
| Utilisateur | ~/.claude/skills/<skill-name>/SKILL.md | Accessible sur l'ensemble de vos projets |
| Projet | .claude/skills/<skill-name>/SKILL.md | Spécifique au projet en cours |
| Plugin | <plugin>/skills/<skill-name>/SKILL.md | Partout où le plugin est actif |
| Entreprise | Selon les règles de déploiement centralisé | L'ensemble des collaborateurs |
La logique est évidente : ce qui est réservé à votre usage personnel et réutilisable d'un projet à l'autre (comme vos habitudes de commit) se stocke au niveau utilisateur sous ~/.claude/skills/ ; ce qui est spécifique au projet et destiné à être partagé avec l'équipe (comme la procédure de déploiement) se place au niveau projet sous .claude/skills/ pour être intégré au dépôt.
En cas de conflit de nom, l'ordre de priorité appliqué par le système est Entreprise > Utilisateur > Projet (les skills de plugins n'étant pas concernés grâce à leur espace de noms). De plus, un avertissement de sécurité important : les skills au niveau projet étant partagés via le dépôt, leur exécution nécessite l'activation de la « confiance du dépôt » de la part des autres contributeurs — puisque le champ allowed-tools d'un skill peut autoriser l'usage de certains outils, examinez le contenu des skills du projet avant d'activer la confiance, pour éviter de valider des autorisations non contrôlées.
Mode d'activation : correspondance automatique de la description, sans commande à retenir
C'est l'un des principaux points forts des skills : vous n'avez pas de commande /nom-de-commande à mémoriser de tête, formulez simplement votre demande normalement. Claude compare votre énoncé avec la section description de chaque skill disponible et active le skill correspondant en cas de correspondance.
Reprenons l'exemple du skill summarize-changes décrit au paragraphe 01. Sa description indiquant son utilité « lorsque l'utilisateur demande quelles modifications ont été faites », il peut être activé de deux manières :
我改了什么?/summarize-changesLe premier mode correspond au déclenchement automatique par Claude (sans mentionner le nom du skill, par simple correspondance de sens) ; le second correspond à l'appel manuel par son nom. Au quotidien, le déclenchement automatique est recommandé — formulez simplement votre besoin. Cela souligne l'importance cruciale de la section description lors de l'écriture du skill : elle doit inclure les mots-clés que vous employez naturellement dans vos demandes pour garantir la détection. C'est le premier point à vérifier si un skill ne se lance pas :
检查描述是否包含用户会自然说的关键字。
Consulter la liste des compétences disponibles
Comment savoir quelles compétences sont chargées et utilisables ? Posez-lui simplement la question :
现在有哪些 Skill 可用?Il affichera la liste complète des compétences disponibles. C'est également la première vérification conseillée par la documentation en cas de dysfonctionnement — s'assurer de la présence du skill dans la liste avant de chercher à le déclencher. Saisir / affiche également les skills invocables manuellement dans la liste des commandes slash, tandis que la commande /doctor permet de valider si les descriptions n'ont pas été tronquées en raison d'un nombre excessif de compétences installées (si la liste est trop longue, les descriptions peuvent être réduites pour limiter la consommation de tokens, risquant de supprimer des mots-clés nécessaires à la détection automatique).
06 Exercice pratique : valider le déclenchement automatique et la divulgation progressive
Rien ne vaut la pratique. Voici une manipulation minimale, sans écriture de script complexe, pour valider deux aspects : l'activation d'un skill sur simple phrase de description et son format réduit d'une ligne en veille. Cet exercice peut être réalisé dans un répertoire vide.
Étape 1 : Créer le répertoire du skill au niveau utilisateur (Mac / Linux)
mkdir -p ~/.claude/skills/explain-selfUtilisateurs Windows : créez le dossier explain-self sous C:\Users\VotreNomUtilisateur\.claude\skills\.
Résultat attendu : Un répertoire vide explain-self est créé sous ~/.claude/skills/.
Étape 2 : Rédiger un fichier SKILL.md minimal
À l'aide de votre éditeur de texte habituel, enregistrez le contenu suivant sous ~/.claude/skills/explain-self/SKILL.md :
---
description: 用大白话解释一段代码或一个报错。当用户说「这段代码啥意思」「这个报错咋回事」「帮我读读这个」时使用。
---
## 说明
把用户给的代码或报错,用初学者能懂的大白话讲清楚:
1. 这东西整体在干啥(一句话)
2. 逐行 / 逐段拆开说
3. 如果是报错,指出最可能的原因和怎么改
不要堆术语,能用生活类比就用。Notez que sa description intègre des formulations courantes comme « ce code signifie quoi » ou « d'où vient cette erreur » — ce sont elles qui servent de déclencheurs automatiques.
Résultat attendu : Le fichier SKILL.md est présent sous le dossier explain-self.
Étape 3 : Lancer Claude et valider la détection du skill
claude现在有哪些 Skill 可用?Résultat attendu : La liste des compétences retournée contient explain-self, accompagnée de sa description. Sa présence confirme que le skill a bien été chargé. (Cela illustre également la divulgation progressive : en veille, seule sa description d'une ligne est présente dans le contexte, les instructions du corps de texte restant non chargées.)
Étape 4 : Déclencher le skill de manière transparente
Sans utiliser la commande /explain-self, formulez une demande correspondant à sa description :
这段代码啥意思:print(sum([1,2,3]) / len([1,2,3]))Résultat attendu : Claude active automatiquement le skill explain-self (un indicateur de déclenchement du skill apparaît dans son retour), puis déroule l'explication selon vos instructions (explication globale de la moyenne, décomposition ligne à ligne, ton vulgarisé). Le fait qu'il active la compétence sans commande explicite valide le déclenchement automatique.
Étape 5 : Comparer avec un appel manuel
Réalisez à présent un test en mode manuel, en saisissant directement :
/explain-self 这个报错咋回事:ZeroDivisionError: division by zeroRésultat attendu : Le skill est activé de la même manière, produisant un résultat équivalent — à la seule différence que vous l'avez appelé manuellement. Les deux modes d'appel mènent aux mêmes instructions, confirmant la ligne « Déclencheur : Vous et Claude » du tableau comparatif du paragraphe 03.
En déroulant ces cinq étapes, vous venez de valider les deux mécanismes clés : la correspondance de description pour l'activation automatique et l'occupation minimale en veille.
💡 En résumé : Créer
~/.claude/skills/explain-self/SKILL.md→ valider le chargement avecWhat skills are available?→ tester le déclenchement automatique par reformulation puis l'appel direct par la commande. Connaître ces deux modes d'appel est le meilleur moyen d'utiliser les compétences.
07 Synthèse
Cet article a détaillé les skills d'agent, de leur principe à leur mise en œuvre — ils permettent d'équiper Claude de compétences spécialisées utilisables selon les besoins au lieu de démarrer chaque tâche de zéro.
Synthèse des points clés à retenir :
| Point clé | Réponse | Détail important |
|---|---|---|
| Qu'est-ce qu'un skill | Un fichier SKILL.md et des fichiers associés facultatifs | Le frontmatter définit l'utilité, le corps contient les consignes |
| Préservation du contexte | Divulgation progressive | Seule la description d'une ligne est en contexte en veille, chargement complet à l'usage |
| Comparaison avec commande/subagent | Positionnement distinct | La commande slash correspond à l'appel manuel, le subagent s'exécute dans un contexte indépendant |
| Provenance des skills | Intégrés, fournis par un plugin ou écrits par vos soins | Le copier-coller fréquent de mêmes étapes indique le besoin d'un skill |
| Gestion et activation | Portée définie par le répertoire | Déclenchement automatique par correspondance de la description, liste consultable par question |
Vous êtes désormais en mesure de : décrire la composition d'un skill et son économie de contexte via la divulgation progressive, identifier les positionnements respectifs des skills, commandes slash et subagents, localiser les répertoires et portées de stockage, et exploiter le déclenchement par correspondance de description. Cette capacité à équiper Claude de savoir-faire à la demande est une étape clé pour transformer un assistant généraliste en un expert adapté à vos projets.
Le prochain article 27 « Les skills en pratique » délaisse la théorie pour l'application : nous allons concevoir un skill réellement utile, le déclencher et observer son exécution. Pensez aux consignes récurrentes que vous donnez souvent à Claude : nous allons nous appuyer sur ce cas pour concevoir une compétence exécutable en une seule phrase.